fondue au chocolat
Câest inĂ©vitable. Mais quâest ce que je peux faire pour que ça soit moins violent? Tourner la tĂȘte peut-ĂȘtre, mais il faut bien que je regarde ce que je fais, sinon je risque de mâen mettre plein les mains. Et puis je peux pas lĂącher non plus, sinon il y en aura partout. Je sens le chatouillis qui progresse le long de mon septum et les gouttes qui commencent Ă sâaccumuler dans la petite poche au bout de ma narine gauche. Renifler Ă petits coups ne fait rien que remonter la petite mare de sang, qui revient aussitĂŽt, avec des renforts et une inertie qui risque de surpasser les effets de la topologie de mon nez et de la tension de surface qui empĂȘchaient un dĂ©bordement. Je fixe la deuxiĂšme mare problĂ©matique. Environ 200mL de diarrhĂ©e (type 7) dans la protection, aux chevilles du rĂ©sident assis sur la toilette. Ils me fixent, le rĂ©sident et lâexcrĂ©ment, tous trois probablement Ă se demander: what comes next?
Ne voulant pas, quâen plus des selles et de lâurine, un troisiĂšme liquide biologique sâimplique, je renifle fort, avale tout le sang qui Ă©tait si prĂȘt de son but, et au passage, prends une belle inspiration des gas et aĂ©rosols qui sâĂ©chappent du slip qui, honnĂȘtement Ă bien fait son boulot. Cette inspiration profonde, câest exactement ce que jâessayais dâĂ©viter mais, franchement, lâodeur nâest pas aussi violente que ce Ă quoi je mâattendais. Aller, le temps continue et ce qui doit ĂȘtre fait doit ĂȘtre fait. JâenlĂšve, je lĂšve, je lave, jâassois, jâhabille, je lĂšve, jâassois, je nettoie, jâaccompagne, je range. Pas fun, mais pas horrible non plus, et je trouve ça toujours mieux que dâĂȘtre ingĂ©nieur.