ça lague un peu trop là. et si...?
À chaque fois que la connexion internet sur mon téléphone arrête de fonctionner, je regarde s’il est connecté au réseau. S’il l’est, et, qui plus est, la majorité des barres réseau est remplie, ça n’est pas de l’agacement que je ressens. C’est un frisson. Je regarde autour de moi pour ausculter les visages de mes potentiels futurs camarades voire compétiteurs de survie.
J’écoute, comme cherchant dans l’environnement sonore soit un bruit fracassant indiquant le début d’un conflit, avions de chasse rasant le sol ou explosions lointaines, ou un silence général accompagnant la réalisation de la fin de notre monde et précédant la panique et le désespoir, dépendant de la personne.
Je réfléchis: où est le bunker le plus proche, si on parle d’une guerre nucléaire, et est-ce que j’ai même envie d’y survivre, et donc d’affronter un fallout ou de mourir de soif dans un cube en béton froid surpeuplé?
Best case scenario, si c’est un conflit conventionnel, ou même juste un effondrement de la civilisation digitale, comment vais-je retrouver ma famille, s’il n’y a pas de communications, de transports, d’électricité et de nourriture? Combien mourront, devrais-je me réfugier dans la forêt, qui nous attaque?
Bon ça va, les nouvelles se chargent enfin et à première vue, pas de guerre (ici). Si internet fonctionne, cette entité abstraite et fragile, c’est que ça doit aller. J’en suis rassuré.